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dimanche 5 avril 2009

Vol en rase- motte au-dessus du site internet d'Air Algérie

Depuis février, Air Algérie communique sur son nouveau vol sans escales Alger-Pékin.
C'est bien. Et c'est même un motif de fierté pour l'Afrique et le Maghreb.
Pour en savoir plus, je visite le site internet de la compagnie algérienne.
Sur le site aucune information particulière relative à cet événement. Ni bannière de pub, ni contenu d'accroche, pas le moindre signe des mots Pékin ou Chine.
Je clique sur le moteur de recherche des vols. Départ: Alger. Arrivée : ????? J'ai l'embarras du choix alphabétique.Je peux aller d'Abidjan à Tunis. Mais pas à Pékin. Parce que la capitale chinoise n'apparait pas dans la liste des destinations.

Cette incohérence est révélatrice. Air Algérie, tout comme Tunis air ne semblent pas faire cas de l'importance d'un site internet dans la communication d'entreprise.
Au lieu du site d'une compagnie aérienne, on a l'impression d'être sur le site d'une compagnie de chemin de fer dont les rotations de machines se font toutes les 15 minutes.
Ces sites minimalistes ne sont absolument pas attractifs pour un internaute. Ils donnent le sentiment d'un service qui manque de surface et jettent un doute sur la crédibilité de l'entreprise.
Au Maghreb, on a le sentiment que seul le Maroc est capable de promouvoir correctement son tourisme.Curieusement, le site de Royal air Maroc est beaucoup plus séduisant que celui des deux autres compagnies aériennes maghrébines.


jeudi 2 avril 2009

La publicité Next Year Afflelou : faire danser la crise

En temps de crise, le plus malin est celui qui propose des idées pas chères. C'est l'astuce des lunettes à crédit d'Afflelou. Ou comment les idées simples sont souvent les meilleures.


dimanche 29 mars 2009

Ghana : le bonheur d'être un paradis fiscal constitutionnel

En mai 2008, le Ghana rejoignait le club très "hype" des paradis fiscaux.
Aujourd'hui, il y a environ 80 paradis fiscaux dans le monde. Mais combien de ces États peuvent-ils garantir que leurs largesses fiscales ne seront pas remises en question à la moindre demande d'enquête internationale? Très peu visiblement.
Saluons donc l'exploit du Ghana qui vient d'inscrire le secret fiscal dans sa constitution.
La crise mondiale oblige les États à s'immiscer de plus en plus dans les affaires des banques et dans les circuits de distribution de l'argent. On comprend dès lors que l'exemple du Ghana sera certainement copié très rapidement par d'autres destinations exotiques du capitalisme errant.

vendredi 13 mars 2009

Patrons, banquiers, traders, footballeurs : les nouveaux opprimés

Ils se regroupent dans le quartier de la Défense, dans la City, à Wall Street ou dans des résidences et des maisons sécurisées pour cadors.
Dans ces ghettos cossus mais si froids, ils se protègent contre un monde qui en veut à leurs peaux de patrons, de banquiers, de traders ou de footballeurs.
Mais qu'ont-ils fait?

Les patrons : mêmes nuls, ils sont autorisés à quitter leurs fonctions avec de fortes indemnités et ont droit à des parachutes dorés, ils ont le culot d'annoncer des licenciements quand les entreprises qu'ils dirigent font des bénéfices gigantesques.
Ils sont conspués par leurs anciens amis politiciens. Et parfois sur certaines îles des Antilles, ils sont obligés de négocier avec des noirs.

Les banquiers : en ces temps de crise et de nationalisation forcée, ils apprennent à refourguer des produits de placement inutiles ou risqués et sont même capables de vous expliquer avec tendresse pourquoi vous n'avez plus droit à un découvert.
Ils sont forcés de suivre des formations en gestion du conflit et se font copieusement insultés par des pauvres sans scrupules.

Les traders : ce sont les réprouvés de notre époque, ceux qui font le sale boulot, celui dont les autres ne voudraient pas. Car ils vendent et achètent des titres virtuels pour faire vivre le capitalisme, assommés de pression, ils commettent parfois des erreurs fatales qui se comptent en millions ou en milliards et causent accessoirement des crises mondiales.
Ils doivent se cacher dans des tours impersonnelles et glauques puis rendre des comptes en subissant les bavures des brigades financières des États du G8.

Les footballeurs : ils vivent avec des compagnes ou des épouses versatiles et emblondinées qui supportent durement une journée sans shopping chez Hermès,Gucci ou Versace.Dans le même temps, ils ont l'obligation morale de qualifier leurs équipes pour les quarts de finale de la Champion's League sans se doper.
Ils sont conspués dans les stades où on les accusent de courir plus vite derrière leurs chèques que derrière le ballon.

Ce post est librement inspiré d'un volet de l'excellente émission La-bas si j'y suis diffusée sur France inter chaque jour de 15 h à 16 h.