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jeudi 25 février 2010

Les us et fascinations des hurluberlus

Les éphémères, les éphémères, les éphémérides passaient sans distinction de couleurs ou de sentiments. Seulement embellis par les surprenantes ingéniosités vestimentaires de Tania Young.

Les necessé, les necessé, les nécessaires habiletés dans les vestiaires ne seraient rien, ne seraient rien, ne seraient rien sans ma vipère. La belle et royale compagne du James Bond à roulettes et orientale ralliée dans Kingdom of Heaven. Mettons, mettons, mettons que je n'ai rien dit et que tu retrouves l'équilibre en salto arrière.

Disons-nous chi, disons-nous chi, disons-nous chiche à agripper la crinière du lion impétueux et rudimentaire. Instant d'instinct,plions nos artères, élevons-nous couchés par terre, réveillons-nous, réveillons-nous, réveillons-nous invonlontaires et impatients, heureux et ébahis, enfants en somme et de nouveau surpris.

Source image : Limpfish

jeudi 3 décembre 2009

Si j'avais un blog ......

Si j'avais un blog, je l'appellerais oxygène. Une parenthèse et le sentiment gratifiant d'être autre chose qu'une machine à travailler. Un lieu plus calme et plus à soi que ces espaces de travail dépersonnalises où le masque est de rigueur.
Pour que la solitude ne soit pas de l'isolement. Du désert au dessert aussi serait déprimant.
Si j'avais un blog, je lui ouvrirais les portes des héros. Parce qu'on est pas tous Maradona ou Steve Mc Queen et que cette obligation insupportable de serrer les fesses est moins violente dans l'aura et la magie de quelques figures.

Si j'avais un blog, je voudrais qu'il m'autorise à ne donner de moi que la partie aérienne. Un blogaunote et l'expérience improbable d'une apesanteur aux pieds plombés.

mercredi 2 décembre 2009

Socrate va boire la ciguë

Il paraît que Socrate avait un démon intérieur qui lui soufflait à l'oreille à peu près ceci : "Dis qu'en toutes choses tu ne sais rien et que c'est ton seul savoir. Dis que la vérité est au fond de nous-mêmes et qu'il te suffit de penser et de dialoguer avec autrui pour la faire apparaître.
Sacré Socrate, où a t-il été chercher cette fable ?

mardi 1 décembre 2009

Peaux rouges

Crachat aux vieux westerns qui profitent de notre enfance pour nous faire croire que les indiens étaient les méchants de l'histoire. L'idéologie aventuro-guerrière et fanfaronnante au service d'un massacre et d'une injustice.
Les vieilles dames innocentes et pieuses effarouchées par des Sioux, des Apaches ou des Comanches pleins de haine et d'envie de scalper en-dessous des bonnets blancs de dentelle.

Tous réunis en haut du canyon et près à plonger sur la colonne de diligences et de chariots et leurs chevaux aussi sauvages que leurs terrifiants tatouages entourent maintenant les hommes et les femmes blanches qui ne s'aventuraient dans l'ouest que par une nécessité légitime et le bien-fondé d'une œuvre civilisatrice.

Hou,hou, hou, hou : c'est l'effroyable chant de guerre de l'indien cruel et sanguinaire au tomahawk affûté et à l'arc meurtrier. Heureusement, la cavalerie arrivait à coups de trompettes pour sonner la charge héroïque, sabre au clair, fusils armés.
Et le terrifiant devenait terrifié, et on sentait dans son âme envahie par la mystification du film un plaisir, une satisfaction : le bien triomphait du mal. Cheyenne châtié par l'évidente justice du visage pâle qui venait d'Europe et se prenait pour le propriétaire des lieux.

Les chevelures étranges ou les cranes lisses s'en allaient penauds ou effarés. L'humiliation qui commençait, rouge les peaux rouges comme la honte, les réserves et le semblant de whisky qui maintenant les abime.

dimanche 29 novembre 2009

Feuilleter un Lagarde et Michard

Le déchiffrant tortueux mais au fond musical Ronsard, retombant sur des pieds de merveille dans une page d'Apollinaire ou d'Eluard. Histoires insolites de Raymond Roussel, destin cométeux de Radiguet : je feuillète un Lagarde et Michard.

Manuel scolaire, fichtre non , un manuel solaire : l'inépuisante science littéraire donnée en passages à l'âme adolescente. Héautontimorouménos de Baudelaire, Valéry s'esthétisant, Supervielle se compliquant, les héros de Malraux combattant, Emma Bovary caléchant ....Un monde d'histoires extraordinaires ordonnées dans des pages au grain doux et ces parcelles de vérités romanesques et d'imposants poèmes qui peu à peu tissent le vêtement intérieur de l'esprit.

Si je devais me mettre en chasse d'un livre, ce serait sans aucun doute l'édition du XIXème ou du XXème du Lagarde et Michard. Il faut avoir connu ce plaisir de lecture là et de survol et de déchiffrement et d'illustrations et de rêveries près de l'amitié désintéressée d'une lampe de chevet pour savoir pourquoi ce bouquin compte.

lundi 28 septembre 2009

Berlusconi dérape encore


Berlusconi, un savon italien! A l'occasion de la fête de son parti à Milan, le chef du gouvernement italien a gratifié l'audience d'une nouvelle blague sur le "bronzage" d'Obama.
"Je vous transmets les salutations d'un homme qui s'appelle, qui s'appelle....attendez, c'était quelqu'un de bronzé: oui, Barack Obama".

Le guignol de Milan en rajoute une couche en évoquant aussi Michelle Obama : "Vous ne le croirez pas, mais ils sont deux à être allés à la plage pour prendre le soleil parce que même sa femme est bronzée".

Berlusconi, c'est le prototype du politique qui adapte son discours en fonction de l'assistance à laquelle il s'adresse. Sans convictions, avec un goût suspect pour cet humour européen concernant les étrangers qui traîne dans les consciences comme un poison qui n'attend qu'une crise pour devenir légitime et s'épanouir dans des politiques raciales.

mercredi 23 septembre 2009

Brialy en Algérie

Déjà diffusé et déjà entr'aperçu, ce retour de l'acteur dans son pays natal est bouleversant.
De son petit village dont je n'ai pas retenu le nom à Blida, Alger, Annaba et Tamanrasset sur les traces de Charles de Foucauld....L'émotion de Brialy entre quête et nostalgie a quelque chose d'universelle parce qu'on a tous un lieu "fondamental", structurant, que les aléas de la vie nous font quitter et qui forcément acquiert une dimension onirique et mythique.
Comme si il fallait y revenir avant de mourir. Pourquoi? Pour se rappeler le sens de soi? Le plus important, ce qui a compté vraiment? Parce que tout le reste a quelque chose de faux?

jeudi 21 mai 2009

Saveurs orientales

Garde tes saucisses, je préfère mes merguez. Remballe ton cassoulet, je salive pour mon couscous. Pas de maladie dans ma casserole. La harissa c'est rock'n roll. Fatwa contre la vache folle. Si t'as pas le tampon hallal, tu rentres pas dans la cuisine, dans la cantine, dans les entrailles de mes petites cousines. Sauce orange, quenelles, jambon, rien qu'à y penser j'ai le mal des transports. C'est comme poser un renard après le sport. Non, allez, fais pas ta colonne! Je te paye le renvoi en fedex. Parce que ta cuisine de terroir, de tirroir, de trottoir qui fait de l'odeur dans les réfectoires : on en a pas soupé mais on en a pas besoin.
Au besoin je te ferais un bon kafteji, pis si t'es gentil t'auras une banane et un thé. Si tu te surpasses, je te déballerais le bonbon.

mercredi 13 mai 2009

Comment détruire 5 idées préconçues sur l'Iran?

Prenez quelques faits, des images, un peu de propagande ou de méconnaissance et vous obtenez un magma d'idées préconçues sur l'Iran.
En Iran, toutes les femmes sont voilées et la coquetterie, la drague sont impossibles.
En Iran, il n'y a aucune tolérance religieuse encore moins vis à vis de la comunauté juive.
En Iran, l'assimilation des Etats-Unis à un grand satan est une obsession qui ne cessera jamais.
En Iran, la démocratie est une utopie.
En Iran,le développement du nucléaire est un danger pour toute l'humanité.

Si vous pensez cela ou si vous n'y croyez pas sans avoir de preuves, il faut vite lire l'excellent article d'Allain Julles consacré au soi-disant obscurantisme iranien. C'est fouillé, pertinent et saisissant d'intelligence.
Lire l'article Iran : l'incroyable obscurantisme.

samedi 11 avril 2009

Les heures inconnues avant le réveil des amants

Au cinéma, filmer une relation sexuelle prend toujours la même forme. Des ébauches d'ébats ou leurs conclusions, puis le réveil des amants. Mais que font les amants du cinéma entre les deux?
Entre des préliminaires qui avouent le désir et cet air un peu bête qu'ils ont à leur lever?
Que font-ils? Que faisons-nous? Que devrions-nous faire?
Imaginons un instant que ces heures inconnues soient données à la parole, à l'échange et au dialogue? Dans ces heures hors norme, dégagées de la politesse sociale, n'y aurait-il pas l'occasion de dire ce qu'on ne dit jamais? Des confessions en somme. Mais au vrai sens de la confession.
C'est-à-dire du don sans retenue de la vérité sur soi. L'amant en guise de confesseur, de thérapeute, d'ami si l'on veut bien que l'ami soit celui qui écoute sans juger.
Dans l'ivresse d'un désir satisfait, qui oserait libérer sa parole sans se dire qu'il se laisse aller?
Mais ce dialogue là. Celui qui n'a que l'écho de l'autre en face ou à côté de soi. Celui qui est à peine audible et qui est ponctué de loin en loin par le passage de voitures idiotes. Ce dialogue là est sans doute le plus épanouissant, le plus libérateur, le plus vrai, celui qui rend léger et ne donne pas cette sensation de gêne qu'ont les aveux faits à un professionnel.
Qui d'entre nous a eu la chance de connaître ces moments de paroles? Sans courir derrière un faux ami, un faux groupe, un faux guerrisseur. Ces moments qui restent comme un repère en soi et le sentiment d'avoir franchi un palier dans sa vie.

Œuvre : Couple et paravent de Pierre Bonnard

jeudi 2 avril 2009

Le safari du super connard

Je suis un connard. Et comme le disent Omar et Fred, un super connard. Parce que je pense être un homme ou que ma femme n'en n'est pas très sûre, je me suis offert un safari.
Pas un safari photo. Non un safari avec une vraie mise à mort. Un safari africain dans la plus pure tradition. Ah l'Afrique! Ses coutumes immémoriales et ses animaux sauvages. Ses femmes lascives et faciles. Sa chaleur, ses tam-tam. Ce sentiment d'une toute puissance.
Mais revenons à mon safari à moi. On m'a concocté un programme appétissant. Arrivée dans la brousse ou la savane ( je sais jamais) , chambre individuelle avec moustiquaire. Une première nuit pour se reposer du voyage, s'habituer au décalage horaire. Une première nuit à entendre les lointains échos du rugissement de la bête, de ma bête, de l'animal pour lequel je suis là.
Le lion, mon lion, mon futur trophée.

Au petit matin, avec mon guide nous montons dans la jeep.
Direction un parc spécialement aménagé pour des chasseurs comme moi. Les lions y sont élevés et nourris dans l'attente d'être abattus par des mecs aux couilles d'acier. Pas comme ces imbéciles de la corrida qui affrontent la bête en tête à tête.
07h, nous sautons de la jeep et nous commençons à marcher à pas feutrés. 07H05, nous arrivons à proximité d'un groupe de lions. Le guide m'en montre un qui s'est éloigné et qui somnole sous un arbre. Cette bête sauvage à l'air inoffensive. Mais je dois me méfier. Le fauve fait un mouvement. Je recule. Le guide sourit. Non, la bête s'est juste frotté la face avec sa gigantesque patte. 07H10, je sue à grandes eaux, j'ai la gorge nouée. Le guide me dit d'armer. J'ai une superbe carabine Mauser 98K. Une arme de pro. J'arme. Je sens monter l'adrénaline. Mes jambes flagellent. Dans mon viseur, la crinière, la face puis la gueule du lion. Le petit sentiment de panique qui vibrionne à mes oreilles ne m'empêche pas de me rappeler les conseils du guide. Tirer au niveau de la gorge ou du coeur. Ne pas se contenter d'une balle. Je suis prêt. Je tire 1 fois, 2 fois, je recharge aussi vite que possible, je tire de nouveau. Aaargh ! Mes vêtements sont trempés. Je m'apprête à lui en remettre une couche, une rafale meurtrière. Le guide m'arrête. Je reprends mes esprits. Je déguste le spectacle. Le lion est affalé près de l'arbre. J'ai aimé sa surprise quand j'ai tiré la première fois. Bon sang! Comme ce moment est intense. Je l'ai vu chercher désespérément d'où venait le tir. Bête comme une bête. Pas de cadeau, pas de quartier! Le lion n'a pas pu se défendre. Seuls en face à face sur son terrain, il m'aurait vaincu et j'aurais certainement refusé le combat. Ah l'injustice de la puissance, c'est bon!
Ce safari m'a coûté les yeux de la tête. Mais les émotions que je viens de ressentir en valaient le prix.



lundi 30 mars 2009

Cité de l'immigration: la France n'est pas à la hauteur

La cité nationale de l'immigration est un musée national ouvert à Paris en octobre 2007.
Ce lundi 30 mars, la médiathèque de la cité ouvre officiellement ses portes. A cette occasion, 4 ministres devaient être présents.
Au final, 1 seul de ces ministres ( Eric Besson) a confirmé sa présence.
Cet incident n'est pas le premier. La cité de l'immigration n'a pas été inaugurée par un représentant officiel du gouvernement français. C'est étrange.
D'autant que l'objectif de cette institution nationale est de témoigner des apports de l'immigration dans la construction de la France. La France est-elle schizophrène avec son immigration? En a t-elle honte? Ou le sujet est-il tabou en temps de crise? Comment un Etat peut-il vouloir créer un lieu public de mémoire sur une part essentielle de son histoire sans y afficher la présence de la puissance publique et régalienne?
Le musée d'Elllis Island a New York existe depuis 1982. Ce musée est consacré à l'immigration aux Etats-Unis. Il a non seulement été voulu et inauguré par l'Etat fédéral mais a en plus bénéficié d'une aide de 150 millions de dollars apportée par la marque automobile Chrysler.
A l'inverse, on a le sentiment que la cité de l'immigration en version hexagonale est un objet inodore, sans saveur et pas assez bling bling pour la France.

dimanche 29 mars 2009

Quelle est votre fable de la Fontaine préférée?

Le quotidien Le Figaro a eu la bonne idée de faire réaliser un sondage sur les Fables de La Fontaine. 2 questions ont été posées aux sondés :

- Quelle est votre fable préférée?
- Quelle est votre morale préférée.

Le podium des fables de La Fontaine les plus appréciées place La cigale et la fourmi en première position. Le corbeau et le renard et Le laboureur et ses enfants sont classés en deuxième et troisième position.
Si ce classement est logique, celui des moralités est plus surprenant.
La morale préférée des personnes interrogées est celle de la fable Les animaux malades de la peste : " Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir."
Sacré La Fontaine, c'est son message sur la variabilité de la justice ( la justice à 2 vitesses moderne) en fonction du pouvoir, de l'influence et de l'argent qui sera finalement retenu par l'histoire.
Rappelons aux plus jeunes que La Fontaine est un moraliste inspiré qui a en partie adapté à son siècle des fables issues d'autres auteurs. Les fables animalières de La Fontaine sont inspirées d'Esope et du perse Al Muqaffa dont le célèbre Kalila wa Dimna a servi de trame aux Deux pigeons ou encore à la fable du Chat et du rat.
Pour ma part, je puise dans Le Chêne et le roseau ma morale préférée : " je plie mais ne romps pas."

vendredi 13 mars 2009

Patrons, banquiers, traders, footballeurs : les nouveaux opprimés

Ils se regroupent dans le quartier de la Défense, dans la City, à Wall Street ou dans des résidences et des maisons sécurisées pour cadors.
Dans ces ghettos cossus mais si froids, ils se protègent contre un monde qui en veut à leurs peaux de patrons, de banquiers, de traders ou de footballeurs.
Mais qu'ont-ils fait?

Les patrons : mêmes nuls, ils sont autorisés à quitter leurs fonctions avec de fortes indemnités et ont droit à des parachutes dorés, ils ont le culot d'annoncer des licenciements quand les entreprises qu'ils dirigent font des bénéfices gigantesques.
Ils sont conspués par leurs anciens amis politiciens. Et parfois sur certaines îles des Antilles, ils sont obligés de négocier avec des noirs.

Les banquiers : en ces temps de crise et de nationalisation forcée, ils apprennent à refourguer des produits de placement inutiles ou risqués et sont même capables de vous expliquer avec tendresse pourquoi vous n'avez plus droit à un découvert.
Ils sont forcés de suivre des formations en gestion du conflit et se font copieusement insultés par des pauvres sans scrupules.

Les traders : ce sont les réprouvés de notre époque, ceux qui font le sale boulot, celui dont les autres ne voudraient pas. Car ils vendent et achètent des titres virtuels pour faire vivre le capitalisme, assommés de pression, ils commettent parfois des erreurs fatales qui se comptent en millions ou en milliards et causent accessoirement des crises mondiales.
Ils doivent se cacher dans des tours impersonnelles et glauques puis rendre des comptes en subissant les bavures des brigades financières des États du G8.

Les footballeurs : ils vivent avec des compagnes ou des épouses versatiles et emblondinées qui supportent durement une journée sans shopping chez Hermès,Gucci ou Versace.Dans le même temps, ils ont l'obligation morale de qualifier leurs équipes pour les quarts de finale de la Champion's League sans se doper.
Ils sont conspués dans les stades où on les accusent de courir plus vite derrière leurs chèques que derrière le ballon.

Ce post est librement inspiré d'un volet de l'excellente émission La-bas si j'y suis diffusée sur France inter chaque jour de 15 h à 16 h.

mercredi 25 février 2009

Pose ta question chérie

Il y a la question fermée : "Tu m'aimes?"
Il y a la question rhétorique avant : "Nous allons bien chez ma mère demain?"
Il y a la question rhétorique après : "J'ai invité des collègues de travail, ça ne t'ennuie pas j'espère?"
Et puis, il y a la question rare. La question presque impossible. La question ouverte:
"Que penses-tu de la polygamie?"

lundi 16 février 2009

Les enfants du contenu

Nous sommes tous des créateurs et des créatures du contenu.
Par l'intermédiaire d'un téléphone portable, d'un blog ou de Facebook, nous proposons et nous partageons des contenus avec nos proches et des inconnus.
Par contenu, il faut entendre un support média qui véhicule un message ou une émotion.
Des photos de vos fiançailles retravaillées sur votre portable, une vidéo drôle,délirante ou "révoltante" diffusée sur Facebook. Votre avis sur un film défendu sur votre blog.
Grâce à des techniques simples de manipulation du contenu(retouche photo, éditeur de texte...),nous sommes tous capables de publier quelque chose qui se voit, se lit ou s'entend.

Les règles classiques de la création et de l'édition ont volé en éclats. Avant, il y avait d'un côté les acteurs du contenu ( artistes, producteurs, distributeurs) et de l'autre le spectateur et le consommateur de ce contenu.
Aujourd'hui, chacun de nous est une sorte d'artiste parce qu'il peut publier une œuvre originale ou non et la partager avec les autres.
Cette situation soulève beaucoup de questions. J'en vois au moins deux qui se détachent et qui sont complémentaires :
  1. Si tout peut devenir un contenu, faut-il tout publier sans examen critique? Les photos de mes fiançailles, de mes enfants, des dauphins qui chantent, un suicide en direct.
  2. Si tout peut devenir un contenu, tous les contenus se valent-ils? Comment développer la capacité à réfléchir et à argumenter un jugement de valeur si chaque contenu a le droit d'exister comme une "œuvre" à part entière.
Source image

jeudi 12 février 2009

La bosse des maths

Il paraît que nous, les arabes, nous avons la bosse des maths. Que quelqu'un vienne me boxer le front pour qu'elle pousse.
Pour tous les anamatheux, la vie scolaire a été un calvaire.
Passons sur les problèmes d'arithmétique faisant appel à la règle de trois.
Mais dès les premiers poils au menton, il a fallu vivre avec des équations et des théorèmes.
Je n'ai pas le gène des maths. Ni celui de la géométrie dans l'espace.
Du collège au lycée,toutes les autorités éducatives vous font comprendre que les mathématiques sont l'alpha et l'oméga des études. Le roi des salles de classe est le boutonneux qui roucoule et fait des yeux doux à sa nouvelle calculatrice Texas Instruments XP 2212.
Nous autres les matheuphobiques, on nous prend au pire pour des demeurés et au mieux pour des doux rêveurs.
Car il y a une vraie dictature des mathématiques. Par convention, les mathématiques sont considérées comme une matière sérieuse qui a les pieds sur terre. Le reste est accessoire.
Au point que des générations d'élèves ont développé un complexe associé à cette discipline.
Au collège, j'ai eu un professeur qui pendant toute l'année nous a fait dessiner des parrallélogrammes. Un tordu. Un géométrico-névrosé.
Aujourd'hui, dès qu'une situation devient très stressante, je prends un bout de papier que je barbouille avec cette figure.
C'est sans doute ce que je sais faire de mieux en maths.

Erobottomane

Ah les bottes! Lequel d'entre nous ne s'est pas vu fixé le déplacement cavalier d'une paire de bottes et en avoir ressenti un émoi libidineux?
On ne remerciera jamais assez l'inventeur de cet accessoire de compression du pied.
Car la botte, les bottes, ont un incontestable pouvoir érotique.
Des bottes rehaussent la souveraineté classieuse des plus belles et transfigurent les moins belles.
Au delà des clichés, une question me taraude.
D'ou vient la dimension érotique de la botte? Je ne parle pas ici de la petite botte qui habille la cheville. La bottine. Je parle de la botte qui gante la jambe, qui monte, voire qui grimpe jusqu'à la cuisse et qu'on appelle cuissarde.
Celles-là, qu'ont-elles de substantiellement sensuel?
On dirait bien qu'il s'agit là d'un des secrets les mieux gardés de l'univers.
A moins qu'on s'applique à croire une théorie commune que nous livre Wikipedia.
Il paraît que le laçage serré et la contrainte qu'il crée suscite le désir parce qu'il contient aussi la promesse d'une délivrance.
Oui, mais que penser des bottes qui n'ont pas de lacets? Ne s'agit-il que d"un vulgaire fétichisme?
Tant pis pour l'explication. Tant que la mode hiver des chaussures féminines sera squattée par les bottes ( en cuir de préférence), je serais ravi.

jeudi 5 février 2009

Un train train électrique pour la BS


La banlieue sud en rêvait, la SNCFT l'a fait.
L'information n'est pas fraîche mais mérite qu'on y revienne.
Vaut mieux tard que jamais!
La SNCFT a commencé les travaux d'électrification de la ligne Borj Cedria-Tunis.
Avant, nous étions au mazout ou au kérosène ou je ne sais plus à quel carburant écologique.
Nous passons à l'électrique. A la clé, des trajets plus rapides.
Un train de cowboy qui vole. La BS ( Banlieue Sud pour les intimes) se fait belle, se maquille, se donne des allures de fée électricité.
Enfin, sans rêver du conte pour enfants, espérons que cette modernisation de l'infrastructure d'une des lignes les plus fréquentées du pays nous permette de faire des voyages plus confortables.
Notez que le train électrique ne nous sortira pas forcément du train train de nos vies de banlieusards.
En attendant cette nouvelle routine du rail, la SNCFT pourrait avoir la bonne idée de surveiller la bonne marche des travaux. En effet, certains quais en chantier sur la voie présentent des trous non signalés par des panneaux.
Tomber dans le trou d'un quai ( sans jeu de mots) , ça peut faire mal.

Source image

Taiseux


Je suis taciturne par vocation, par nature, par amour des mots et de la vérité.
Dans un monde qui confond la communication et le dialogue, être peu bavard apparaît comme une tare.
Tandis que le verbeux, la mitrailleuse à phrases apparaît comme le sain d'esprit.
Je ne suis pas le saint esprit. Mais j'ai toujours eu du mal à parler pour ne rien dire et à finir par parler pour médire.
Pendant longtemps, ce tempérament m'a mis mal à l'aise. Notamment avec certains groupes.
Il faut dire que le pendant d'un être taciturne est souvent une difficulté à s'intégrer.
Le silencieux préfère les petits groupes ou a besoin de confiance pour se livrer.
Un taciturne régulier peut dans certaines conditions devenir un moulin à paroles.
Mais dans ce cas, c'est souvent parce qu'il a vraiment des choses à dire.
Le silencieux a des grandes oreilles et un instinct aiguisé qui lui font sentir les choses.
La parole est d'argent mais le silence est d'or dit le proverbe français ........
Sans doute oui. Il paraît même qu'un taiseux a du charme.